Prise de conscience par l'expérience


On dit souvent qu'il faut passer par des épreuves difficiles pour comprendre certaines choses, pour changer. Ce n'est pour moi pas complètement faux.

Si, dans notre vie, rien ne vient remettre en question les croyances et les comportements que nous avons, il n'y a aucun moyen d'en prendre conscience. Vraiment aucun. Nous ne pouvons réagir différemment que si une information nous parvenant de l'extérieur vient bouleverser nos habitudes (de penser, d'agir...).

Prenons un exemple très simple: le bébé.

Nous naissons avec un émotionnel primitif qui ne répond qu'à l'instinct. Nous ne nous manifestons alors en tant que bébé, que pour nous sentir en sécurité, manger ou dormir. Ce sont nos parents et l'observation de ce qui nous entoure, qui nous apprendrons tout le reste.

Pensez à Mowgli. Certes, c'est en grande partie une fiction mais le Livre de la Jungle dépeint très bien, je trouve, l'évolution d'un bébé qui serait né loin des autres humains. Ici, il survit grâce à son instinct, entouré d'animaux qui s'occupent de lui et qu'il imite, il est donc élevé à développer son instinct dans le cadre qui l'entoure et la conscience des êtres qui l'accompagnent. Et cela, que ce soit dans la posture, la façon de se nourrir et même celle de communiquer. Comme eux il aura peur des humains, il aura apprit à s'en méfier.

C'est l'arrivée des humains dans sa vie (nouvelle information extérieure) qui va modifier sa façon de voir les chose et donc ses décisions. Pour s'intégrer, il devra apprendre de nouvelles choses qui, là où elles semblent naturelles à tout être humain, lui paraîtront d'abord inutiles voire absurdes. C'est quand il aura trouvé un intérêt personnel évolutif à faire certains des changements qu'on lui propose, qu'il les fera. À moins qu'on l'y oblige avant!

Ce sont donc ces nouvelles informations extérieures qui viendront tout au cour de notre vie modifier nos comportements. Parfois par choix, parfois par choix obligatoire ( quand le choix est fait comme si c'était le seule possibilité, la dernière chance) et souvent par obligation (parents, lois...). Pour changer ces comportements acquis par obligation (bourrage de crânes, certitudes sociétales...), nous avons besoin d'un nouveau déclencheur extérieur. Et plus les comportements et croyances sont ancrés, plus le déclencheur doit être puissant.

Parfois un film seul peut suffire à nous faire comprendre certaines chose. D'autres fois, une discussion avec un(e) ami(e) , parfois l'expérience de vie d'un proche provoquera une prise de conscience et sinon cela se fera par le biais d'une expérience personnelle choquante, comme un deuil, un licenciement ou encore une séparation.

Prenons une personne dans un travail qui ne lui correspond pas que ce soit au niveau de l'activité en elle même, de ses collègues de travail ou des relations avec ses supérieurs. Cette personne est souvent bien consciente des difficultés qu'elle rencontre mais pour différentes raisons (sécurité du salaire, peur du changement...), elle ne quittera pas son emploi, prendra sur elle et se résignera, quitte à trouver cela normal...

Nous connaissons tous ces phrases toutes faites: "Il faut travailler dur pour gagner sa vie", "le travail c'est la santé", "il faut ce qu'il faut", "Au moins t'as un boulot ne te plaint pas" et l'anciennement préférée de mon mari: "la vie, c'est pas du salami".

Toutes ces expressions nous invitent à nous résigner et éviter de changer en nous disant que c'est normal de souffrir. On se bourre nous même le crâne afin de rester en sécurité et ne pas sortir du cadre.

Revenons à cette personne. A force d'accumuler le mal-être au travail, inévitablement arrivera le jour décisif. Celui du burn-out, de la dépression ou celui du divorce, parce que son/sa partenaire ne supportait plus son humeur quand elle rentrait à la maison... ou encore celui de l'accident, de la maladie, qui surviendra pile au moment ou rien ne va plus et fera qu'elle n'aura plus d'autre choix que de s'arrêter...

Si cela ne vous est pas arrivé, vous connaissez forcément quelqu'un dans ce cas là.

Et c'est ce déclencheur qui viendra bouleverser sa routine, ce cocon sécurisant même si inconfortable qu'elle avait créé. C'est cette expérience qui lui fera percevoir de nouvelles choses au milieu de l'effondrement de ses certitudes. Et si elle accepte de changer sa façon de voir les choses, elle pourra créer une vie plus en adéquation avec elle-même. Sinon, dans le meilleur des cas elle retournera dans un autre emploi qui ne lui convient pas et recommencera le schéma précédent et dans le pire, le mal-être l'emportera jusqu'à ce que ça ne soit plus supportable d'accepter de continuer de vivre.

Alors oui il faut un électrochoc, une information venant de l'extérieur. qui nous fera prendre de nouvelles décisions Et même là, cela peut ne pas suffire. C'est notre réaction à cette électrochoc qui sera déterminante de la suite de notre évolution, nous avons parfois besoin pour comprendre, que la vie nous explique longtemps.

Pourtant on peut changer sans qu'un drame en soi la cause. La simple lecture d'un livre peut suffire, mais notre mental n'ayant pas assez été choqué pour accepter le changement, il faudra le développer à aller au bout de nos convictions. Et cela dépends de la personnalité et du chemin de chacun.

Il va s'en dire qu'aujourd'hui est toujours le premier jour du reste de notre vie, et que tout peut recommencer dès maintenant. il suffit de le choisir.

Vous souhaitez être accompagné dans votre changement de vie?

Prenez rendez-vous et parlons-en!

Avec Amour,

Sophie

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